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Lien au sommet 5 mai, 2009

Posté par cyaqr dans : Lien au sommet,Poésies , trackback

Everest sommet

 

« A Alain Damasio. »

 

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Nous sommes enfin arrivé au bout, en haut !

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On aura dégusté jusqu’au bout, mes vieux os !

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On peut lors contempler les pleines en contrebas :

L’humanité s’y éteint à perte de vue ;

Je ne la vois plus comme avant, juste un point floue

Que j’éclipse devant moi avec un seul doigt…

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On aurait appris tout ce raffut dans la gueule

Pour finalement pointer son cul aux nouvelles ?

Mon ciboulot a pas survécu au dégel,

Et faudrait penser à ces fainéants en pulls ?

 

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Je repense aux moments où on aurait pu y

Passer… <<

 

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Combien de fois on s’est perdu au milieu du

Néant monochrome ? Nos sombres vies sous rafales

Faisaient pâles figures en couleurs sépulcrales,

Fondues à même l’immaculation ; intrus…

Du blanc ! du blanc ! Dugland, mettez donc de l’érable !

J’avais du coton aux oreilles, j’étais sourd,

Mon cerveau passé à la javel, au tambour

De la Grande Laverie : blancheur impeccable !

Et ce froid qui répond toujours présent malgré

Nous, vif invisible qui pave chaque endroit,

De l’atmosphère jusqu’au sol, poissant nos voies

D’un éther infâme endormant l’être éveillé !

Et t’as le toupet de t’inviter à la fête ?

Y faisait pour sûr un froid de canard, connard !

Tu croyais qu’on y resterait ? Chui savoyard,

Dans mes veines y se trimballe un vrai sang de bête !

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<< 

Je me dis c’est un bel endroit pour un précis

Pissé… >>

 

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Le précipice nous avala sans appel,

Engouffrant l’espoir d’y mourir dans la lueur.

C’est transis au vide qu’on oublia notre heure,

Attendant que la pendaison nous trempe au gel !

On était comme deux petits cochons, non pas

Pendus au plafond mais à la rocaille sans

Fond ; on en menait pas large, pas très sensas

D’avoir les couilles à l’air : qu’on en finisse là !

Une cascade de glace juste à côté….

La brume qui l’obstruait ; balayée, la brise…

La putasse blanche nous a sauvé la mise…

L’aurais baisée, j’y est juste mis mon piolet…

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Pourquoi nous as-tu épargné ?

T’y penses à ceux que t’as bouffé ?

Peut-être que la montagne est faite des âmes

De ceux qui nous ont précédé, souillés à mon

Sentiment ; dépouillés d’humanité, ils font

Le blanc, le froid, le vide à nos places, nos larmes…

?

Mais y’a quoi ici-haut de si intéressant ?

Pourquoi j’aime taper la causette à la mort ?

L’ardeur, la fureur de vivre même en plein tord,

Mon cul c’est du roc, ma vie s’est taillée aux flancs !

Peut-être que la montagne est faite des âmes

De ceux qui nous ont propulsé, fixés à mon

Firmament ; adoubés d’humanité, ils sont

Le blanc, le froid, un sens à nos traces, nos armes…

?

 

> < > <

Elle a décapé nos corps, poncé jusqu’au fond 

Nos os, pas brisés comme du verre… Trinquons !

On mérite pas d’être ici, alors merci…

Dame, je jetterai pas de prière assis.

Le silence lui-même suffit à l’instant.

On l’écrase, et on la respecte pour autant.

 

< >

Parce

Que nous sommes à elle[eux] éternellement lié,

Et qu’elle peut très bien demain nous emporter.     

 

 

 

 

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