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Cerf-volant 23 avril, 2010

Posté par cyaqr dans : Cerf-volant,Poésies , trackback

cerfvolant.jpg

 

Le regret de ne pas les avoir plus aimé

M’assaille en sachant le couperet attenant

Ma pensée en devient abyssale au néant

J’aurais voulu une autre fois les embrasser

 

Je sors dans la rue vêtu en bel haut-de-forme

Les pillards n’ont eu pitié de ceux que je forme

Ils reposent en pantins ridicules et difformes

L’argent par milliards file un nouvel automne

 

Mes enfants avaient raison, bel et bien raison

« Il s’envole tout là-haut comme les oiseaux »

 

Tous ces cris m’ordonnent un genoux à terre

Ils m’en veulent de toujours leur tourner le dos

Une détonation déchire mes artères

Mon sang jaillit dans l’air atone aux mille maux

 

Une mère me regarde droit dans les yeux

Son bébé est mourant dans le creux de ses bras

Mon sourire révèle un soleil d’ici-bas

Une échine coton lui apparaît bienheureuse

 

Mes enfants avaient raison, bel et bien raison

« Il s’envole tout là-haut comme les oiseaux »

 

*~*

Le vent souffle en trombe aux cieux de notre jardin

Où flotte souvent le plus beau des cerfs-volants

Je revois leurs visages au plus clair des matins

Leurs menottes tenant les ficelles gaiement

Du noyer j’entends leurs rires sans dire un mot

Leurs boucles d’or tissées au fil de l’eau s’égarent

La marée me les ramène : « Papa regarde !

Il s’envole tout là-haut comme les oiseaux ! »

*~*

 

La gravité me relâche enfin tendrement

Je garderai leur souvenir jusqu’à la fin

Comme l’enfant lâche les mains de sa maman

Je m’en vais là où le monde des rêves est mien

 

Mes enfants avaient raison, bel et bien raison

On s’envole tous là-haut comme les oiseaux

 

 

 

 

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