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Meditation In Action – Chogyarn Trungpa – Extrait 15 février, 2014

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Meditation In Action - Chogyarn Trungpa - Extrait medit-300x240

It is said, I think in the Lankavatara Sutra, that unskilled farmers throwaway their rubbish and buy manure from other farmers, but those who are skilled go on collecting their own rubbish, in spite of he bad smell and the unclean work, and when it is ready to be used they spread it on their land, and out of this they grow their crops. That is the skilled way. In exactly the same way, the Buddha says, those who are unskilled will divide clean from unclean and will try to throwaway Samsara and search for Nirvana, but those who are skilled Bodhisattvas will not throwaway desire and the passion and so on, but will first gather them together.

That is to say one should first recognise and acknowledge them, and study them and bring them to realisation. So the skilled Bodhisattva will acknowledge and accept all these negative things. And this time he really knows that he has all these terrible things in him, and although it is very difficult and unhygienic, as it were, to work on that is the only way to start. And then he will scatter them on the field of Bodhi.

Having studied all these concepts and negative things, when the time is right he does not keep them any more, but scatters them and uses them as manure. So out of these unclean things comes the birth of the seed which is Realisation.

La Horde du Contrevent (Alain Damasio) – Extrait 2 6 janvier, 2011

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<> La pluie tomba d’abord à petites pattes, en cavalcade douce, puis les chatons furent jetés des nuages par panières entières, par meutes serrées, à pianoter la surface de l’eau. Je n’y parvenais, à dormir, pas. Je me parlais, comme souvent : « Petite Aoi, repose-toi… La journée va être harassante demain… » Mais je sentais l’eau autour de nous bizarre et j’avais le tournis… Alors je me mis à écouter la pluie…

Le choc des gouttes sur les feuilles souples et le matelas du lac, ce bruissement continu, cette criblure fine de grains d’eau tombant sur le monde, je ne connaissais pas de sensation plus profondément douce, que je ne savais accueillir avec une totale présence. Pluie, comme d’une cloche liquide battant seconde après seconde à tout volée, alentour et partout, sur l’eau brouillée, sur le sol et le sable, sur le visage de Steppe et à travers l’herbe folle de ses cheveux, pluie s’infiltrant sous toute matière entremise, pluie dans mes mains ouvertes comme des feuilles, glissant sur la nuque fraîche de Callirhoé, dans les crânes décalottés de rêve, pluie dans les oreilles et dans la bouche, puisque rien ne pouvait plus s’y opposer, pluie puisque les cuvettes d’argile n’étaient plus assez vastes pour l’accueillir tout à fait, même pas les lagons longs, pluie, ni les lacs noyés, pluie, ni la flaque… Pluie…

 

 

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