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Le cri du chacal 4 avril, 2016

Posté par cyaqr dans : Le cri du chacal,Poésies , ajouter un commentaire

 

ride

To my fragile butterfly, never found before…

 

Je marche droit, sans heure ni calendrier,

Suivant la ride d’un tronc de chaîne, abimé

Par la succession implacable des années

Passées ; ces cicatrices du temps figé

Se perdent au loin, lentement du cercle à la ligne

Elles transforment l’écume en écorce fine.

 

Je courbe l’échine pour implorer ton être,

Les mains jointes en prière pour que tu t’arrêtes

Quand je continuerai, que tu prennes la route

Quand je m’arrêterai, même si je redoute

Parfois que tu aies abandonné la raison

Pour te fondre en pluie battante à chaque saison…

 

Une idée plus que tout m’effraie : voir se confondre

L’éclat unique de ta beauté avec l’ombre

Perpétuelle de cette uniformité…

 

Dès lors je brandis mes espoirs pour qu’on entende

Ce chacal fou pris au piège de la tempête,

Perdu mais hurlant malgré l’impossible quête,

Jusqu’à l’horizon du monde, l’éternité

Recommencée, ta ruelle qu’ici j’arpente !

Rebelle 13 octobre, 2015

Posté par cyaqr dans : Poésies,Rebelle , ajouter un commentaire

Banksy-Girl-with-Balloon-Signed-2003-70-x-50-cm

 

Por Manuela, cariñosamente…

 

Ils sont très nombreux à lever les yeux au ciel,

Trop nombreux à lâcher tout à coup leur ficelle

Et à laisser s’envoler là-haut leurs ballons.

 

Tu maintiens fermement le tien, rebelle,

Tu ne veux plus rien lâcher, ni ta ficelle,

Ni ta détermination, prête à te fâcher !

“Laisse-le voler !” te dit-on

“Que risque-t-il ton beau ballon ?”

L’altitude, la tempête, la solitude…

“Ne voyez-vous pas ?”

Qui prendra soin de lui ? Qui le protégera ?

“Vas-tu lâcher prise, gamine ?!” te crie-t-on

“Non, je ne veux pas !”

 

Les vilains arrachent contre ta volonté

Ce fil des mains ; et voilà que tu tends les bras

Face au vide pour le retenir, mais en vain,

Ce beau rond rouge qui devient point, puis plus rien…

 

Rappelle-toi ce soir-là, courbée au Soleil,

Noyant au sang les ombres, y compris la tienne ;

Rappelle-toi ce soir-là le poids de ta peine,

Ô combien tu désirais que le jour s’éveille !

 

L’astre a traversé l’horizon, tout essoufflé,

Et tu as senti quelque chose se lever.

Le vent autour s’est arrêté net de souffler,

Et tu as bien vu quelque chose s’élever.

 

Il filait à toute allure ton beau ballon,

En direction de l’Est, au bec d’un oiseau blanc !

Lui que tu croyais mort : le voilà maintenant,

Remontant comme suspendu le fil du temps !

 

Le sourire aux lèvres, tu fixeras longtemps

Cette étoile rouge renaître au fond de la nuit,

Vivante…

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