navigation

La balise des sentiments 5 mai, 2009

Posté par cyaqr dans : La balise des sentiments,Poésies , ajouter un commentaire

Balise de mer

 

  »A Monseigneur, tendrement… »

 

Il a dit « je vous déclare mari et femme »

Depuis le couple dérive entre joies et drames

Aux courants d’air sur une bouée de secours

Jetée aux avaries avides par amour

 

Au commencement il est synonyme d’ancre

Lors des intempéries les cœurs brûlent dans l’âtre

L’amour au début est un magnifique mur

Seulement franchissable par les âmes pures

Les deux êtres ne se quittent jamais des yeux

Accrochés entre eux au monde des biens heureux

Chacun cherchant en souriant de nouvelles briques

Pour combler d’un bref coup de baguette magique

Les vides et les manques dont souffre son autre

Afin de le libérer de ce démon traître

 

Il nous a dit « pour le meilleur et pour le pire »

Pourquoi le meilleur s’évapore et toujours vire

Au pire en dessinant cette tâche visqueuse

D’encre ineffable sur nos parois dédaigneuses ?

 

Car à chaque fois qu’on cimente une fêlure

C’est une autre qui s’insinue dans la parure

A-t-il dit « je vous déclare mari infâme » ?

L’ancre coule rouge sur la saillante lame

Le mur se fissure et menace de tomber

Par quel miracle ces morceaux éparpillés

Vont-ils se recoller, se serrer à nouveau ?

Par pur défi ailleurs est planté son drapeau

En territoire inconnu l’on pense effacer

Ces façades glissantes et qu’on ne veut grimper

 

Il a dit « jusqu’à ce que la mort vous sépare »

Parce que la nuit n’est plus guidée par un phare

Des fois on se demande si amour et mort

Ne sont pas deux synonymes qui nous dévorent

 

***

 

Si l’on considère que la rose peut naître

Sur un tas de fumier en bas de sa fenêtre

Pourvu que l’ancre n’ait pas sombré sans attente

Perdue à jamais dans les abysses fumantes

Pourvu qu’après l’effroyable bombardement

Il reste une seule brique au mur attenant

Alors il peut suffire d’un mot-regard

Oiseau blessé rattrapé en vol par hasard

Pour que l’édifice soit bien enraciné

Au corail perlé d’éternelles beautés

 

Il nous faut aimer l’autre avec tous ses défauts

Et ne plus vouloir le sauver comme un héros

Ne pas juger toujours reconnaître ses torts

Accepter cet amour c’est dépasser la mort.

 

 

 

 

Immortalitélomérase

Posté par cyaqr dans : Immortalitélomérase,Poésies , ajouter un commentaire

Toutankhamon

 

 

 

La télomérase est une enzyme qui, lors de la réplication de l’ADN chez les eucaryotes, permet de conserver la longueur du chromosome en ajoutant une structure spécifique à chaque extrémité : le télomère (du grec τέλος, extrémité ou fin). Le niveau d’activité cellulaire de la télomérase est augmenté dans les cellules cancéreuses. C’est un des facteurs qui contribuent à la prolifération et à l’immortalisation des cellules cancéreuses.

 

 

 

Notre vie est finie,

L’angoisse elle ne l’est pas.

J’aimerais ici bas

Vous procurer un nid

Pour vous y réfugier

Les moments de viager.

Ce n’est pas un bon lit ;

L’idée n’enlève en rien

Ce funeste destin

Mais du moins éclaircie,

En un léger rayon,

Cette odieuse tension.

 

 

 

Nous constatons avec regret et sans appel

Que la pierre philosophale n’a pas,

De sa tombe emmurée, parcourue à grands pas

Les pleines terrestres pour nous rendre éternels.

 

 Nos tissus sont faits d’unités qui se divisent

En abeilles ouvrières ou en reproductrices,

Mais quelques soient les transformations qu’elles subissent,

Jamais noyaux protéiques au temps ne subsistent.

 

 (

 

« Jamais », en ce mot miroite la perfection

Des astres tournoyant au delà de la Lune ;

La Terre est abandonnée elle aux sèches dunes,

Emballée sous vide avec seuil de péremption.

)

 

 Des cellules choisissent, après mutations,

De sortir des rangs poursuivre destruction,

En ayant pris préalable précaution

D’emprunter l’immortalité sans caution.

 

 

Cette bénédiction a pourtant un prix :

Le cancer façonné immuable au début

A sa grande surprise se voit mal fichu

De tuer l’organisme au sein duquel il rit.

Ainsi ces êtres biologiques aux airs elfiques,

Voulant imiter Dieu mais n’ayant plus d’yeux,

Ont finalement été voués sans aveux

A la mort dans des circonstances fatidiques.

 

 L’idée que je voudrais partager naît ici :

L’immortalité bien qu’attirante est un leurre

Pour qui veut y voir naïvement le bonheur

Dans ce regard immuable mais tout pourri.

 

 Considérant sans être vraiment rassuré

Sur l’immortalité un masque mortuaire,

Et en sachant tout le mal que l’Homme peut faire,

Il vaut mieux que l’absolu nous soit confisqué.

 

 

 

 

1...303132333435

amillou |
le buddleia de balham |
Melusine |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | billetti
| le blog de la rouge
| Les quatre elements